Ces affaires judiciaires dans lesquelles apparait le nom de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy est sous la menace de plusieurs procès, une première pour un ex-président sous la Ve République. Il a été renvoyé devant le tribunal correctionnel dans deux affaires : dans celle dite « des écoutes téléphoniques » où il est suspecté d’avoir tenté d’obtenir, via son avocat, des informations secrètes auprès d’un magistrat à la Cour de cassation ; et dans l’affaire Bygmalion, pour financement illégal de sa campagne électorale présidentielle de 2012,L’affaire Bygmalion qui a poussé Jean-François Copé à la démission de l’UMP dérange Nicolas Sarkozy qui a été entendu par la justice en février 2016. Plusieurs protagonistes, dont Jérôme Lavrilleux qui fut directeur adjoint de la campagne de 2012, ont évoqué un système de fausses factures pour éviter que les comptes de campagne de la présidentielle de 2012 ne dépassent le plafond autorisé.

Nicolas Sarkozy est soupçonné d’avoir financé sa campagne présidentielle de 2007 grâce à des fonds venus de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Son nom est cité par plusieurs témoins. Le site d’information Mediapart a révélé l’existence d’un carnet qui consignerait précisément trois de ces versements. Ce carnet aurait été tenu par l’ancien ministre du pétrole libyen Choukri Ghanem, retrouvé noyé à Vienne en avril 2012,Le 16 février 2016, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour « financement illégal de campagne électorale » dans le cadre de cette instruction, et a été placé sous statut de témoin assisté pour les autres chefs d’accusation: « usage de faux », « escroquerie » et « abus de confiance ».

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue le 1er juillet 2014 à l’office anti-corruption de la PJ – une première pour un ex-chef de l’Etat – puis mis en examen pour corruption active, trafic d’influence actif et recel de violation du secret professionnel. Thierry Herzog et Gilbert Azibert ont également été mis en examen,À la suite de recours successifs déposés par Thierry Herzog, la cour d’appel de Paris, en mai 2015, puis la Cour de cassation, en mars 2016, valident les écoutes judiciaires et la quasi-totalité de l’instruction, rejetant ainsi les requêtes de Nicolas Sarkozy visant à annuler la procédure. En mars 2018, il est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour corruption et trafic d’influence. Le 19 juin, la Cour de Cassation a rejeté les différents recours de l’ex-président et a validé le renvoi devant le tribunal correctionnel. Le procès, qui s’annonce comme une première pour Nicolas Sarkozy, devrait se tenir à Paris dans les prochains mois.

Dans le cadre de l’enquête sur l’affaire du financement libyen, Nicolas Sarkozy est placé sur écoute judiciaire. A l’occasion d’une conversation avec son avocat Me Herzog, les magistrats croient déceler un « trafic d’influence » mêlé à une « violation du secret de l’instruction » en lien avec un magistrat de la Cour de cassation. Une information judiciaire est ouverte. Finalement, Nicolas Sarkozy (qui conversait avec son entourage sous le pseudonyme « Paul Bismuth »), son avocat ainsi que le magistrat en cause sont mis en examen en juillet 2014,Après avoir été entendu par la police judiciaire financière, l’ancien chef de l’Etat a été mis en examen le 21 mars pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournements de fonds publics libyens.

Parallèlement, son ancien trésorier Eric Woerth a été mis en examen pour « complicité de financement illégal » de campagne. En septembre 2018, Claude Guéant est à son tour mis en examen pour « corruption passive ». Nicolas Sarkozy a déposé plusieurs recours. Interrogé le 12 juin par les enquêteurs, il a gardé le silence. Il a également été débouté de sa plainte pour « faux » contre Mediapart,Ses dépenses se sont élevées à au moins 42,8 millions d’euros, un montant très supérieur au plafond fixé à 16,851 millions d’euros pour un premier tour et à 22,509 millions pour un second tour, d’après le juge. L’ancien président a toujours contesté un dérapage de ses dépenses.