Les inspecteurs de la STM seront mieux formés

La Société de transport de Montréal (STM) défend ses inspecteurs qui sont intervenus vigoureusement auprès d’un client à la station de métro Villa-Maria, le 7 mars dernier. Elle affirme que ceux-ci ont appliqué le protocole en vigueur. La mairesse Valérie Plante n’exclut pas de le réviser ni de tenir une enquête indépendante sur l’intervention.

Sécurité. Les inspecteurs de la Société de transport de Montréal (STM) recevront bientôt une formation en désescalade pour mieux intervenir auprès des personnes en situation de crise ou des sans-abri, a appris Métro.

Depuis plus de deux ans, le syndicat qui représente les inspecteurs de la STM milite auprès de la direction afin d’obtenir cette formation, que reçoivent déjà les policiers de Montréal. Celleci leur permet d’adopter les bons comportements et le bon langage lorsqu’ils interviennent auprès des personnes vulnérables ou en situation de crise.

«Comme nous faisons face à plus de personnes en situation d’itinérance, notre syndicat a réclamé à la STM l’accès à des formations spécialisées sur l’intervention avec des personnes en situation de crise ou vulnérables. La STM a malheureusement refusé», indique une lettre ouverte envoyée hier à Métro par le vice-président de la Fraternité des constables et agents de la paix de la STM, Pierre-Yves Bélanger.

La STM a fait cette déclaration lundi à la suite de la diffusion d’une vidéo qui a massivement circulé sur les médias sociaux au cours des derniers jours. On peut y voir deux inspecteurs armés de bâtons télescopiques frapper un jeune homme sur le quai du métro au moment où une rame de train arrive à la station et approche de sa tête.

«Ça nous a été refusé du revers de la main dès le départ en prétextant que ces formationslà s’adressent aux policiers», a renchéri M. Bélanger.La situation serait toutefois en voie de changer alors que la STM a indiqué à Métro qu’elle donnera finalement suite à cette demande.

La vidéo en question ne montre qu’une partie de l’intervention des inspecteurs auprès du jeune homme, qui ne détenait pas de titre de transport. Une conversation avait été préalablement engagée entre les inspecteurs et le contrevenant à bord du métro, selon la STM. Ils se seraient entendus pour sortir à la station de métro Snowdon pour régler la situation. Or, à la station Villa Maria, le jeune homme aurait pris la fuite et les inspecteurs l’ont pourchassé et ont voulu le maîtriser.

En effet, au cours des «prochaines semaines», trois lieutenants
«On va faire exactement le même travail, mais j’ose croire qu’avec ce statut-là, on va être mieux outillés, mieux formés et mieux encadrés.» Pierre-Yves Bélanger, vice-président de la Fraternité des constables et agents de la paix de la STM responsables de la supervision des inspecteurs «recevront une formation spécialisée à cet égard», a indiqué un porte-parole par courriel.

«Ces lieutenants seront, par la suite, chargés de former l’ensemble des inspecteurs», a-t-il ajouté. M. Bélanger voit d’ailleurs d’un bon oeil le changement de statut à venir des inspecteurs de la STM vers celui de constables spéciaux. Ceux-ci seront alors «plus imputables» de leurs gestes, estime-t-il.

Le président de la STM, Philippe Schnobb, a indiqué lors d’une mêlée de presse que le travail des inspecteurs impliqués dans l’incident avait été analysé et qu’aucune faute n’avait été commise.