Ipsen La direction rassure après les récentes interrogations

Trois semaines après la chute de 15 % de l’action en quatre séances provoquée par le dépôt, en Finlande, par la société canadienne Advanz, du dossier d’enregistrement d’un générique de Somatuline, le produit vedette du groupe, la journée investisseurs du 14 mai était très attendue. L’examen de passage a été réussi : l’action a repris 8 % en deux séances. « Perception d’ensemble positive au titre des perspectives court terme (2022), des projets en pipeline et d’éventuelles prochaines petites acquisitions », écrit le bureau d’analyses d’Oddo BHF. « La croissance partie pour durer », souligne celui de Portzamparc, tandis que Midcap Partners parle d’« un investor day rassurant ».

« Notre plan à 2022 est ambitieux. Il a été cependant construit sur une base d’hypothèses que nous estimons conservatrices, en particulier concernant l’arrivée d’un générique pouvant concurrencer Somatuline, compte tenu des obstacles réglementaires, industriels et commerciaux à surmonter », a expliqué Aymeric Le Chatelier, directeur financier d’Ipsen. Surtout, le groupe a apporté des précisions sur ses futurs médicaments : cinq nouvelles molécules sont en développement clinique, neuf dépôts d’autorisation de mise sur le marché (AMM) sont prévus d’ici à 2022 et le pipeline intègre 26 produits, dont 16 projets importants.

9,5 % DE CROISSANCE
En chiffres, des facturations de 3,2 milliards d’euros sont visées en 2022, avec une marge opérationnelle de plus de 32 %. Cela signifie qu’une croissance annuelle moyenne de 9,5 % du chiffre d’affaires et de 11,6 % du résultat opérationnel est attendue pour les quatre ans qui viennent. Parallèlement, les efforts de R&D vont être accrus pour atteindre entre 14 % et 15 % du chiffre d’affaires, contre 13,5 % en 2018.