Permis de tuer

C’est à Bruxelles que la crispante passionaria écologiste à couettes Greta Thunberg a donné l’une de ses légendaires leçons de morale le mois dernier : elle a supplié, en larmes, les élus de se mobiliser sur l’urgence climatique. La militante autiste suédoise, figure de proue de l’écologisme de bonne conscience et des grotesques « grèves scolaires », a expliqué que la planète mériterait autant de sollicitude publique que Notre-dame. Il n’en fallait pas moins pour que l’idole infantilisante soit représentée sous la forme d’un portrait géant sur la façade d’un immeuble bruxellois.

La ville a soutenu cette initiative, et l’on peut voir désormais, cité du Sureau, une terrifiante Greta-fifi Brindacier, au regard d’acier, et aux couettes tombantes qui ressemblent à deux coulées sales longeant les gouttières. C’est un spot de laideur militante à ne rater sous aucun prétexte. En Belgique toujours, le grand quotidien Le Soir s’est récemment interrogé avec le plus grand sérieux : « Santé : est-il acceptable de cesser les traitements pour les plus âgés ? » En pleine réflexion sur le financement de son système de santé, le royaume cherche à conserver l’équilibre de la Sécu par tous les moyens. Une enquête officielle citée par le quotidien rapporte que 40 % des Belges entendent atteindre cet objectif « en n’administrant plus de traitements coûteux qui prolongent la vie des plus de 85 ans ». Si 69 % des Belges interrogés estiment légitime de dépenser 50 000 euros pour un traitement vital, ils ne sont plus que 28 % à conserver cette opinion si le patient a plus de 85 ans. On apprend au passage qu’aux Pays-bas voisins, on ne place déjà plus de pacemaker aux plus de 75 ans… l’appareil dépassant de loin l’espérance de vie du patient. On n’est jamais trop écolo pour Greta.