Bouygues Des velléités de redémarrage en Bourse

Enfin, l’action Bouygues semble être redécouverte par le marché, avec un gain de plus de 5 % ces derniers jours, lui permettant désormais d’être ancrée dans le vert depuis le début de l’année. Malgré tout, il convient d’être encore prudent, le mouvement est trop récent pour déjà crier victoire.

LE RETOUR EN FORCE DE BOUYGUES TELECOM
Pour autant, cette réappréciation du titre n’est que juste récompense pour le groupe, dont les résultats 2018 ont été satisfaisants, avec notamment une hausse du résultat opérationnel courant et du bénéfice net. De plus, la profitabilité s’est améliorée au quatrième trimestre permettant à la marge d’être quasiment stable sur l’ensemble de l’année. Mais, plus important,c’est la véritable renaissance de Bouygues Telecom. Dans le mobile, la société a recruté près de 2 millions de clients , ce qui lui a permis d’atteindre un parc total de 16,4 millions de clients au 31 décembre 2018. Dans la fibre, le groupe en détenait 569.000.Pour un chiffre d’affaires 2018 en hausse de 6 %, la marge d’excédent brut d’exploitation s’est améliorée de 2,8 points, à 29,8 %. Désormais, elle est revenue au niveau d’avant le lancement de Free Mobile. Quant au cash-flow libre, il s’est élevé à 188 millions d’euros, permettant à la direction de confirmer, pour cette année, un objectif de 300 millions d’euros.

En ce qui concerne TF1, la marge opérationnelle courante s’est établie à 8,6 %, contre 8,7 % en 2017. Mais sans la prise en compte de la Coupe du monde, elle aurait atteint 11,7 %. D’ailleurs, pour 2019, les dirigeants tablent sur une rentabilité à deux chiffres. Désormais, la société s’appuie sur deux pôles pour son développement, la Production et le Digital. Enfin, le pôle Construction– immobilier et routes– affichait à la fin de l’an dernier, un carnet de commandes record de 33,1 milliards d’euros, en hausse de 5 % (+ 7 % à taux de change constants). A l’exception de l’immobilier, qui s’exerce en France, la part de l’international dans le carnet de commandes est de 61 %. Les perspectives de moyen et long termes de ce pôle sont portées par les tendances démographique, environnementale et, plus généralement, la problématique du développement durable.