Vivendi Vers une vente partielle d’Universal Music, pépite du groupe

d’affaires trimestriel de Vivendi s’est accompagnée d’une confirmation des intentions du groupe de vendre jusqu’à 50 % du capital de sa principale filiale, Universal Music Group (UMG). Vivendi a même précisé qu’il pourra utiliser une partie des fonds pour racheter ses propres actions dans le cadre d’une offre publique (Opra). Des banques, en cours de sélection, vont identifier un ou des acheteurs et boucler l’opération d’ici fin 2019.

Si un seul était retenu et que le contrôle lui était cédé, le prix serait plus élevé. Apple est cité, car le numéro deux du streaming musical derrière Spotify chercherait à investir dans les contenus en rachetant des labels. Mais d’autres sociétés seraient intéressées par la maison de disques, comme le chinois Tencent. UMG est une pépite dont le prix sera estimé sur la base des comptes 2018. Elle vaudrait 22,2 milliards d’euros, selon Oddo BHF, voire 25 milliards, selon Midcap Partners.

La croissance organique des revenus d’UMG a atteint 13,5 % au troisième trimestre, après 6,8 % fin juin, soit une hausse de 9,1 % sur neuf mois. Le chiffre d’affaires du streaming a bondi de 35,8 %, à données comparables sur neuf mois, à 1,8 milliard d’euros, compensant très largement le déclin du téléchargement à l’unité (– 24,5 %, à 353 millions) et des ventes de CD (– 16,3 %, à 563 millions). Mais tout n’est pas rose chez Vivendi. L’activité de Groupe Canal+ stagne (+ 0,8 %, à données comparables sur neuf mois). Le nombre d’abonnés individuels en France métropolitaine s’effrite de 1,8 % et de 1,3 % hors Canal- Play, service de vidéos par abonnement qui s’est littéralement effondré face à Netflix.

Par ailleurs, on est loin d’un accord dans la vidéo entre Canal+ et Telecom Italia (TIM). La participation de Vivendi au capital de l’opérateur italien, désormais concurrencé par Free dans le mobile, est en moins-value latente de 1,7 milliard d’euros. Après avoir perdu le contrôle du conseil d’administration face au fonds activiste Elliott, Vivendi vient de subir la révocation du directeur général de TIM, Amos Genish, ami proche de Vincent Bolloré, premier actionnaire du groupe Vivendi envisage maintenant de convoquer une assemblée générale pour tenter de reprendre la main. Objectif : empêcher TIM de vendre le contrôle du réseau fixe (NetCo) à Open Fiber, filiale de l’électricien Enel, désormais concurrent dans le fixe.