RESIDENT EVIL 2

Trouillomètre à zéro et munitions à portion congrue : vingt ans après l’original, le remake du jeu de survie en territoire zombie nous confronte à un cauchemar absolu.

À force d’avoir été contée, l’histoire commence à être connue, mais on va résumer pour les deux du fond : contaminé par un virus, Raccoon City a vu la grande majorité de ses habitants se transformer en mortsvivants friands de chair humaine. Aux héros Claire Redfield et Leon Kennedy de tenter de survivre dans le commissariat de la ville qui se révèle être infesté de créatures hostiles. Comme si la situation n’était pas déjà assez critique, cette réécriture du cauchemar signé Capcom fait tout pour nous maintenir dans un état de stress absolu. Le premier danger étant incarné par cette pénombre continuelle que le faible faisceau de notre lampe torche parvient à peine à éclairer. À tel point qu’il arrive souvent d’être surpris de côté… voire par-derrière, pour peu qu’on ait oublié qu’abattre un zombie par une, deux, voire trois fois ne suffit pas toujours à s’en débarrasser pour de bon.

Souvenirs trompeurs Les munitions sont rares, la lumière n’est presque d’aucun secours… et les souvenirs qu’on a gardé du Resident Evil 2 originel non plus ! Que les vétérans se le disent : l’enchaînement des événements, quand ce ne sont pas les événements eux-mêmes, a été bouleversé du tout au tout. On croit que l’abomination génétique va surgir au milieu du couloir, mais non, celle-ci va nous tomber dessus au moment où on s’y attendra le moins ! Des manoeuvres d’esquive restent possibles… mais la fuite aura rarement été autant recommandée dans un jeu depuis… Resident Evil 7. Preuve que la série de Capcom a renoué avec cette fibre horrifique qui lui avait tant fait défaut depuis les opus 5 et le 6.

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