COMMERCES HORS-LA-LOI Troisième tournée nocturne du maire

L’action municipale s’inscrit dans la durée. Pour la troisième fois en six mois, le maire a été à la rencontre des commerçants ne fermant pas à l’heure en vigueur sur la ville et provoquant des nuisances pour les riverains. Reportage.

Conformément à mon engagement d’oeuvrer à l’amélioration du cadre de vie des Stanois, j’ai souhaité qu’un ensemble d’initiatives soit mis en place afin de lutter contre les commerces qui troublent l’ordre public : contrôles nocturnes, verbalisations, signalements aux différentes autorités (préfecture, tribunal, services fiscaux), » Azzédine Taïbi est décidé à continuer sa lutte contre les commerçants qui ne respectent pas les horaires de fermeture et provoquent des désordres en ville. Ainsi vendredi dernier, accompagné par son adjoint délégué à la sécurité Francis Morin, des agents de la Police municipale et du service communal d’hygiène et sécurité, le maire a réalisé sa troisième tournée auprès des commerçants hors-la-loi, ceux qui ne respectent pas l’arrêté municipal réactivé en décembre dernier qui somme les débit de boissons de fermer à 22 h 30 (un autre arrêté interdit la vente d’alcool après 22 h, les restaurants peuvent eux baisser le rideau à minuit).

En ligne de mire, l’avenue Bordes
Après l’avenue Aristide-Briand et la rue Carnot, puis la rue Jean-Jaurès, les cibles de la municipalité ce soir-là se trouvaient avenue Louis-Bordes. « Vous n’êtes pas le seul visé ce soir. Nous irons chez tous les commerçants ouverts de l’avenue, » explique le maire au premier contrôlé. Il était 23 h passées. Le débit de boissons était rempli. « Il faut fermer à l’heure. Il y a de nombreuses plaintes d’habitants contre vous qui nous parviennent depuis des semaines, » s’adressent les élus au gérant. Certains clients manifestent leur envie de pouvoir se retrouver la nuit dans ce café, mais le maire insiste en défendant le droit à la tranquillité pour les Stanois et le gérant promet de respecter dorénavant les horaires. Les deux autres visités sont des épiciers. Des scènes similaires. Ils disent ne pas connaître les arrêtés ou de les avoir mal compris, selon leurs mots. Pour rappel en décembre dernier, le maire avait adressé à chaque commerçant de la ville des copies des arrêtés avec une lettre explicative en plus du passage régulier d’agents municipaux pour le leur rappeler depuis.

Au premier, il est rapporté les plaintes de parents d’élèves de l’école d’en face qui sont mécontents de voir des débris de verre sur le passage qu’ils empruntent le matin avec leurs enfants. « Vous devez balayé devant votre commerce, ceci est fixé par un arrêté municipal aussi, » rappelle la cheffe de la police municipale. « Sinon, vous pouvez être verbalisé et vous le serez. » « Ok, compris, désolé, » dira le tenancier de la boutique. Au second, il est rappelé comme au premier que les terrasses sont soumises à une autorisation, mais aussi que le stationnement en double file pose des problèmes et des nuisances aux riverains. La délégation a attendu que les commerçants remballent et tirent le rideau. Le dernier visité ce soir-là était un restaurant. Il était minuit vingt. Il était encore ouvert… Même rappel à la loi. Avant de rentrer, le maire a tenu a passé rue Carnot. Tout était fermé, mais « le trottoir est d’une saleté ! Il faut dresser des contraventions, » réaffirme-t-il à la police municipale et au service hygiène. Depuis décembre, une dizaine d’adresses a été signalée à la préfecture et plusieurs amendes ont été dressées.

Nouvel appel à l’État
Certains commerçants se plaignent de cette initiative, invoquant un manque à gagner en cas de fermeture la nuit. « Je leur réponds tout simplement que l’exploitation de leur commerce ne se fera pas au détriment des habitants, continue l’édile. J’utiliserai tous les moyens en ma possession pour mettre un terme aux débordements de ces commerces qui n’apportent rien de positif à notre ville. » Le maire en profite pour demander une nouvelle fois à l’État de faire respecter la loi dans la ville. « Des fermetures administratives doivent être prononcées, l’État doit prendre ses responsabilités. Je refuse de laisser perdurer les agissements de ces commerçants qui n’ont aucun respect pour les Stanois, ni aucun respect pour notre ville. Aussi, accompagné de la police municipale et du service Hygiène de la ville, je me rendrai à nouveau dans des commerces hors-la-loi parce qu’il en va de la tranquillité des Stanoises et Stanois. » Une action qui s’inscrira donc bel et bien dans la durée avec de nouvelles visites nocturnes mais aussi verbalisations et demandes de fermetures administratives.

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