Grand Paris : le calendrier s’accélère

Une réunion de travail sur le Grand Paris s’est tenue en préfecture le 30 août. Un séminaire gouvernemental sur la question précédera la conférence territoriale Grand Paris qui pourrait se tenir en octobre. Déjà, deux lignes s’affrontent clairement.

L’agenda de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, de même que celui du préfet de région Michel Cadot au cours de la semaine écoulée, témoignent de l’intensité des débats et des tractations en cours. Anne Hidalgo, maire de Paris, Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris, Jean-François Vigier, président du Forum métropolitain du Grand Paris se sont succédés chez Jacques Mézard.

Séminaire de travail Grand Paris à la préfecture Le préfet de région, Michel Cadot, s’occupe aussi de ce dossier. Après un séminaire interne au service de l’Etat dédié au Grand Paris mercredi 30 août, Philippe Dallier, sénateur-maire des Pavillons-sous-Bois, vice-président de la métropole du Grand Paris, Patrick Ollier, président de la MGP, et Jean- Louis Missika, adjoint à la maire de Paris, ont été reçus par le préfet.

Paris sur une ligne médiane Paris se situerait sur une ligne médiane entre les pro-EPT et les pro-métropole. Le débat semble, en effet, se cristalliser sur le couple formé par les établissements publics territoriaux (EPT) et la métropole du Grand Paris (MGP). La volonté supposée du gouvernement de supprimer deux échelons en Ile-de-France suscite des tensions. Les départements pourraient faire les frais de cette réforme, ainsi qu’un deuxième échelon. Le gouvernement pourrait ainsi articuler autrement les deux niveaux intercommunaux créés par les lois NOTRe et Maptam en petite couronne.

En l’occurrence, deux lignes s’opposent. La première, conduite notamment par Jacques JP Martin, président de l’EPT Paris Est Marne et Bois et maire de Nogent-sur- Marne, et Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, prône le renforcement des EPT, leur transformation en établissement public de coopération intercommunale (EPCI) de plein droit, assortie de la pérennisation de leurs ressources fiscales. Dans ce schéma, la métropole ne serait pas supprimée mais revue en une fédération des EPT. La MGP aurait alors vocation à n’exercer que des compétences stratégiques, liées notamment à l’attractivité et au rééquilibrage.

Le modèle marseillais Cette ligne s’oppose à celle qui promeut le renforcement de la métropole, les EPT devenant, dans ce cas, des arrondissements de cette dernière, sur le modèle de la loi Paris Lyon Marseille. Patrick Ollier, inquiet des perspectives financières de la MGP, dont le budget souffre du cumul de la baisse des dotations et de la réforme en cours de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), soutient cette seconde ligne.

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