L’ORGASME, VÉRITABLE “PETITE MORT” ?

Dans votre dossier d’août, la mort est décrite comme un grand flash avec une dépolarisation neuronale massive dans le cerveau de plusieurs minutes. J’ai lu que des scientifiques ont constaté chez des femmes placées sous IRM une intense activité cérébrale dans pratiquement toutes les régions du cerveau pendant l’orgasme. Peut-on corréler les deux phénomènes?

De nombreuses recherches montrent en effet que l’orgasme, surtout féminin, est un véritable feu d’artifices neuro-nal. Les images du cerveau de la neuroscientifique américaine Nan Wise, qui s’est prêtée à l’expérience de l’orgasme sous IRM en 2011, montrent bien l’activation intense d’une grande partie des aires cérébrales au pic de la jouissance. Et, vous avez vu juste, plusieurs chercheurs suspectent que des vagues de dépolarisation massive seraient alors à l’oeuvre, comme durant une migraine à aura, une crise d’épilepsie ou… lors de la mort cérébrale. “Sauf que cette cascade d’activations est sûrement plus régulée lors d’un orgasme”, pointait le docteur en psychologie Adam Safron en 2016. Mais difficile d’aller plus loin : la détection de ces vagues de dépolarisation est invasive, avec des électrodes directement placées dans le cerveau, et donc peu adaptées à la recherche sur l’orgasme… Mais, indéniablement, l’expression “petite mort” semble bien trouvée !

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