Stéphane BERN ATTAQUE PAR UN ANCIEN MINISTRE

LE DÉFENSEUR DE NOTRE PATRIMOINE NE S’ATTENDAIT PAS À CE DÉFERLEMENT DE HAINE.

II en a fait du chemin, Stéphane Bern, depuis le temps où certains se moquaient de son sourire Ultrabrite. Le temps où il n’était pas pris au sérieux, et où on lui reprochait d’être un peu trop fasciné par les têtes couron-nées. Mais, avec patience, et sans montrer la moindre aigreur, celui que l’on prenait pour un fou du roi est devenu roi à son tour. Celui des ondes radio et du petit écran, gagnant chaque jour un peu de crédibilité, tout en faisant montre de cette qua-lité que certains assimilaient à de la bêtise : la gentillesse.

Adoré pour ses émissions d’Histoire, puis adoubé par le chef de l’État, qui lui a conféré le titre de Monsieur Patrimoine, ce passionné imaginait peut-être en avoir fini avec les agres-sions. Il se trompait. D’autant plus que son dernier coup dur a été asséné par quelqu’un avec qui il entretenait une belle com-plicité depuis des années.

Cet homme, c’est Frédéric Mitterrand. Stéphane Bern a souvent loué l’esprit et le talent de cet écrivain, cinéaste et ancien ministre, qu’il a régulièrement invité dans ses émissions. C’est Mitterrand qui lui avait remis, chez lui, les insignes d’officier de l’ordre des Arts et des Lettres, en 2010. Une décoration dont Stéphane était très fier : «C’est un privi-lège unique que m’a accordé le ministre de la Culture», décla-rait-il à Télé Star. Deux ans plus tard, il confiait : « Frédéric a été un grand frère, il m’a fait venir à la télévision dans beaucoup d’émissions, il a toujours été d’une fidélité à toute épreuve à mon endroit, j’aurai la même pour lui.

Propre sur lui
Hélas, ce sentiment ne semble pas partagé. Dans une récente interview au Parisien, Frédéric Mitterrand a en effet déclaré, parlant d’Emmanuel Macron : « Il me considère comme quelqu’un de sulfu-reux. Je n’ai aucun contact avec lui, mais je le sens. Il rencontre tout le monde, sauf l’ancien ministre de la Culture. C’est un peu bizarre. Il préfère Stéphane Bern, qui est bien propre sur lui.

Une façon très directe de réduire son soi-disant ami à un personnage sans épaisseur et sans caractère. De quoi, sans doute, surprendre et attrister l’animateur. Mitterrand parle-t-il aussi de lui quand il se plaint de ne pas bien gagner sa vie : «Quand je vois mes copains à la télé qui sont devenus mil-lionnaires, alors que moi, je suis toujours en train de tirer le diable par la queue…

Acculé financièrement, Frédéric clame haut et fort dans la même conversation n’avoir pas le choix pour subvenir à ses besoins : «Je fais le tapin au coin de la rue! », dit-il, avant d’enchaî-ner par un grand rire. Un rire qui en a peut-être amusé certains, mais que Stéphane Berna peut-être moins apprécié.

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