jours de fête au Mipim

Le soleil radieux qui a brillé à Cannes tout au long de l’édition 2017 du Mipim ne gâchait rien. Mais les milliers de promoteurs, investisseurs, élus, dirigeants et développeurs territoriaux qui se sont croisés sous la tente Grand Paris, malgré les Ray-Ban, n’étaient pas là pour prendre le soleil. Et la plupart des personnalités rencontrées confiaient leur satisfaction. « Heureusement que le Grand Paris est là », commentait Emmanuel Gazeau, ravi de son Mipim. Le directeur du développement concessions d’Eiffage se souvenait d’éditions moins reluisantes, sous la pluie et – surtout – dans la morosité de l’absence de projets et d’ambitions. Patrick Ollier affichait également la forme des grands jours, ravi de l’effet produit par l’annonce du montant de 6,4 milliards d’euros d’investissements attendus pour les projets d’« Inventons la métropole ». Valérie Pécresse était présente, elle aussi, pour vanter les multiples atouts de la région capitale. La présidente de l’Ile-de-France s’est employée à tordre le cou aux idées reçues du french bashing. Tout comme Jean-Louis Missika, omniprésent.

Saclay, Grand Paris express, R&D, start-up, impatriation, guichet unique, 70 000 logements par an, mobilisation générale, Station F, Jeux olympiques, Expo U, CICE… Les promoteurs de la compétitivité ont l’embarras du choix pour trouver leurs arguments. Et il y en a pour tout le monde. Les territoires périurbains étaient également très présents à Cannes, cette année comme les autres. Jean-François Benon, du Comité d’expansion économique du Val d’Oise, pour présenter notamment le pôle multimodal de logistique de Bruyères-sur-Oise, Patrick Renaud, président de Roissy Pays de France, pour échanger avec les professionnels de l’immobilier à propos des milliers de logements que l’intercommunalité va construire, dans les années qui viennent, sur son territoire.

Certes, Emmanuelle Cosse n’a pas fait dire par un autre ce qu’elle pensait de la clause Molière, considérée comme une insulte à l’auteur. Patrick Braouezec n’a pas tu ses craintes face au risque d’éviction d’un Grand Paris qui jouerait les centrifugeuses. Mais sous le soleil de Cannes, le Grand Paris a fait oublier le petit, et les débats nauséeux d’une campagne picrocholine. Et en faisant l’éloge de la ville biophilique ou de la culture urbaine, le temple du business de l’immobilier a même su prendre, parfois, un tour poétique.

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