Nouvelle étape vers une fusion

Les communes de Sèvres, Chaville, Meudon et Ville d’Avray votent actuellement une délibération commune pour lancer une étude sur la faisabilité de leur regroupement.

Après Chaville le 27 février, puis Sèvres le 9 mars, Meudon et Ville d’Avray devraient elles aussi voter d’ici à la fin du mois de mars une délibération pour constituer un groupement de commandes commun afin d’examiner les conditions de rapprochement entre ces différentes communes. La démarche de rapprochement des quatre villes altoséquanaises franchit ainsi une nouvelle étape. « Nous affichons notre volonté et nous nous en donnons les moyens », résume Denis Badré, maire (Modem) de Ville d’Avray. Concrètement, les élus souhaitent faire réaliser d’ici à l’été prochain par un consultant une étude unique sur la faisabilité de leur fusion, plutôt que de mener la démarche chacun de leur côté. Il s’agit notamment de mesurer si l’opération peut générer des économies d’échelles et donc des gains de gestion tout en renforçant l’efficacité des services publics et en maintenant la fiscalité.

100 000 habitants La question de la fusion de ces quatre villes devient de plus en plus incontournable face à l’évolution institutionnelle locale. En effet, non seulement les deux grandes villes voi-sines, Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux, se sont engagées dans un processus de fusion depuis un an, mais également les départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines. « Si ces deux projets aboutissent, nous ne resterons pas les bras ballants », prévient Grégoire de la Roncière, maire (LR) de Sèvres. Avec une population de plus de 100 000 habitants, l’éventuelle commune nouvelle née de la fusion de Sèvres, Chaville, Meudon et Ville d’Avray permettra à ces dernières d’avoir « une force de frappe et des moyens plus importants », ajoute Jean- Jacques Guillet, maire (LR) de Chaville,
« ce qui est indispensable pour porter des projets innovants sur le numérique et l’écologie par exemple ». Déjà fortement intégrées au sein de l’établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest (GPSO), les quatre communes espéraient pouvoir créer entre elles des services communs,« mais dans l’état actuel du droit, ce n’est pas possible entre collectivités locales de même niveau », explique Jean-Jacques Guillet. Reste à savoir ce que deviendront les deux autres communes membres de GPSO, à savoir Vanves et Marne-la-Coquette, pour l’instant exclues des projets de fusion. Pour combien de temps ?

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