Trafic rue Péri aussi

du quartier de la gare. Je suis content que l’on en parle. Cependant, je me permets d’attirer votre attention sur des faits similaires qui eux se déroulent en plein centre-ville à deux pas du KFC, plus précisément sur les bancs au niveau du 81 de la rue Gabriel-Péri. Chaque jour, l’endroit est squatté par une trentaine (parfois moins, et parfois plus) d’individus, se foutant pas mal du voisinage et de l’image qu’ils véhiculent du centre de notre ville. En effet, la consommation d’alcool, de produits stupéfiants, en plein jour et à la vue de tous… dépasse toutes les bornes, avec tout ce que cela induit : les bagarres, le bruit et les odeurs d’urine (eh oui) car ces personnes n’hésitent pas à utiliser le hall d’immeuble comme WC. Ces incivilités se poursuivent très souvent jusqu’après minuit, aussi bien le week-end que les jours de semaine. Lorsque vous voulez rentrer chez vous, vous êtes obligé de jouer des coudes pour pouvoir accéder à la porte de l’immeuble. Pour résumer, la situation est tout simplement insupportable, à la limite de l’irréel.

Une pétition a déjà circulé dans l’immeuble et a été envoyée au préfet et plusieurs plaintes déposées au commissariat. La mairie aussi est au courant du problème. Rien ne bouge. Appeler la police ne sert strictement à rien, dans la mesure où ils ne prennent pas la peine de se déplacer, et quand ils se déplacent ils ne font rien, si ce n’est de passer en voiture à faible allure et observer de l’intérieur. Efficace comme méthode.

Voilà, je tenais simplement à vous informer d’un « fléau », je ne vois pas d’autre terme pour désigner ça, qui au fil du temps prend des dimensions inquiétantes. Les choses bougeront certainement (comme toujours) lorsque quelque chose de grave se produira. D’ici-là, nous subissons…

Merci d’avoir lu ce courriel, bonne continuation à vous, votre journal est sympa ! A.D. Un local poubelles pour bordel Depuis quelques semaines, avec une accélération ces derniers jours, les feux de l’actualité régionale sont braqués sur Saint-Denis. Plusieurs articles dans Le Parisien, dans le Journal de Saint-Denis, des interventions de la mairie, une impressionnante descente de police, une visite du préfet et même, une visite éclair du ministre de l’Intérieur, Saint-Denis est à l’honneur.

Miracle ! Les autorités ont découvert ce que les habitants disent, crient, hurlent depuis deux ou trois ans : les trafics à grande échelle et au grand jour dans le quartier de la gare. Tant mieux, mieux vaut tard que jamais !

À cela il va falloir ajouter un sondage CSA qui a été réalisé par téléphone samedi (22 septembre) et qui sera certainement catastrophique pour la ville, tant les questions étaient orientées.
Des décisions ont été prises. Entre autres, la municipalité annonçait, il y a quelques jours, qu’une autorisation avait été donnée à la SNCF pour l’installation de 14 caméras place de la gare. Monsieur Hortefeux en annonce cinquante supplémentaires. 64 caméras place de la gare, là, ce n’est pas de la petite bière, on fait dans le lourd! Mais le trafic est-il limité à la place de la gare ? N’y en a-t-il pas rue du Corbillon, rue Fontaine et certainement ailleurs ? Le trafic ne risque-t-il pas de se déplacer d’une rue ou deux ? Et même, en bons commerçants, les dealers n’ont-ils pas déjà anticipé ? J’ai une place de parking dans une copropriété de la rue Dezobry. Dans ce bâtiment, en bon état, bien tenu; depuis quelque temps, les intrusions sont devenues quotidiennes. Des gens forcent la porte à grand fracas et s’installent dans l’escalier ou autres parties communes, pour « déguster » tranquillement les marchandises achetées à l’extérieur, puis somnoler.

D’autres se rendent directement dans le local poubelles pour se piquer, puis abandonnent les seringues usagées par terre et repartent. D’autres encore utilisent la copropriété pour cacher leur stock. Il y a quelques semaines, certaines boîtes à lettres étaient transformées en coffres-forts. Il y a une autre catégorie d’usagers. En effet, le local poubelles est régulièrement transformé en bordel, oui, c’est bien le mot qui convient. Les poubelles sont entassées les unes sur les autres, pour gagner de la place ; puis, au gré de la demande, un type vient forcer la porte d’entrée, ouvrant le passage à la dame et son client. Ceux-ci s’installent dans le local poubelles. Ah l’amour dans un local poubelles… Tout le monde en rêve, n’est-ce pas le summum du romantisme ? Puis, leur affaire terminée, ils abandonnent les préservatifs usagés sur le sol et partent vers de nouvelles aventures. Je crois, hélas, que ceci doit se passer dans d’autres immeubles et je crains que la polarisation sur la gare ne jette le voile sur le reste du problème. Quand les dealers auront déserté le quartier de la Gare, faudra-t-il encore .

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