L'e-commerce a progressé de 14% au deuxième trimestre

Chaque Français a dépensé 10% de plus au deuxième trimestre, soit 721 euros en moyenne, permettant aux ventes en ligne d’afficher une croissance de 14%. Amazon est devenu leader de la mode sur Internet.

À contre-courant de la consommation des ménages, qui a cédé du terrain au deuxième trimestre (-0,1%), les ventes en lignes gardent un rythme de croissance soutenu en France: le chiffre d’affaires des e-commerçants a ainsi progressé de 14% sur cette période, à 22 milliards d’euros, selon la Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Chaque Français a dépensé 10% de plus au deuxième trimestre, soit 721 euros en moyenne. Le montant moyen des transactions a baissé de 4 euros, à 63 euros, mais cela a été compensé par une augmentation de la fréquence d’achats, de 21% en nombre de transactions. Facilités et encouragés par des programmes de fidélisation premium comme celui d’Amazon, les achats aux petits montants sont de plus en plus courants. Et cette «banalisation des petits achats» soutient ainsi la croissance, a souligné Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. À ce rythme, le panier moyen devrait passer sous la barre des 60 euros l’an prochain.»

Les perspectives restent encourageantes. Selon Médiamétrie, les Français sont déjà 84% à utiliser Internet et le nombre d’acheteurs en ligne dépasse les 37 millions, touchant toutes les générations. Celle, en particulier, des plus de 65 ans, a priori moins en affinité avec les achats en ligne, a sauté le pas et ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. 81% de ces seniors achètent déjà sur Internet, bien plus qu’en 2017 (+9 points). Au gré des secteurs d’activité, la croissance du tourisme en ligne a ralenti, à 5%, en raison des grèves du printemps dernier, selon Marc Lolivier.

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Du côté des ventes de mode en ligne, qui pèsent tout de même 17,2% des e-achats de biens physiques, le dynamisme reste de mise, mais ne permet pas de compenser l’inexorable recul du chiffre d’affaires de commerces physiques: à fin juillet, les distributeurs d’habillement et de textiles ont vu leurs ventes décliner de 2,3% sur les sept premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2017. Il faudrait que la hausse des ventes d’habillement en ligne soit de 20%, au lieu de 6,5% actuellement, pour que ce marché retrouve le chemin de la croissance. En attendant, Amazon devient le premier site de mode en ligne en France, avec une part de marché de 7,6%, devant vente-privée.com (7,1%) ou l’allemand Zalando. Le géant américain a séduit un Français sur dix, résume-t-on chez Kantar Worldpanel pour la Fevad.

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