CEE entre USA et Chine

Entre USA et Chine L’Europe des 27 pays se dresse Géographiquement bien loin des principaux axes de commerces et de marchés

Imaginez le marché de l’huître. La pollution faisant son oeuvre, la seule solution préconisée pour avoir ces produits à disposition des clients en fin d’année, reste le partenariat avec un conchyliculteur. Le risque est grand entre les deux partenaires mais nous n’avons plus de choix, tellement les événements nous bousculent. Nous sommes allés visiter en mai dernier nos ostréi-culteurs ; Laurent CHIRON, spécialiste des huîtres de Marennes d’Oléron. C’est la mer qui organise. C’est elle qui donne les ho-raires du départ du bateau. Si le vent est fort, c’est de la même façon que le travail est réalisé, avec plus de risque. Sortir les cages de l’eau, les ranger sur le pont, vérifier leurs contenus, n’est pas un travail pour le premier venu. Il faut avoir le pied marin, sentir le courant, évaluer sans cesse les risques. Nous sommes très loin du petit café chaud du bureau quand l’orage gronde à l’extérieur. Sur le bateau tout se vit. Et pourtant, rien n’est encore joué. Ces petites huîtres ont été triées, élevées, calibrées, dans des bassins sur terre puis rangées dans des sacs en métal pour être conduites en mer. La nature décide. Il faut

s’adapter, la nuit le jour, sans horaires précis, savoir ce qu’il faut faire au bon moment. De tout cela, plus personne n’en parle. Cet ostréi-culteur, sa production, reste une ligne comptable en face de ce financier qui fait de l’argent, avec l’argent des au-tres. Seuls les pouvoirs publics pourraient essayer de freiner cette obsession dévastatrice du profit !
Laurent, expliquait que la majorité de ces clients achète un prix. Ils n’avaient pour la plupart aucune notion de production. Savoir qu’il faut attendre plus de trois ans pour que ses huîtres rentrent en commercialisation, connaître le milieu marin dans lequel elles évoluent, pren-dre en compte les marées et les tempêtes qui ont inondé la région de production n’intéresse personne. « Pour cinquante centimes d’euros, je perds l’équivalent de huit tonnes d’huîtres d’achat, tout cela parce que les acheteurs qui d’ailleurs changent pratique-ment chaque année, doivent acheter moins cher un produit moins bon pour générer de la marge ! »

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