Nous avons vu le problème de la production de poisson qui arrive au bout de son cycle

La seule solution ; Reste d’améliorer les rentabilités Les statisticiens pensent que cela peut éven-tuellement durer 30 ans dans le meilleur des cas

Pourquoi cette alerte ? Nous avons vu le problème de la production de poisson qui arrive au bout de son cycle. Personne n’a voulu voir ce chiffre atteignant la barre des 100 millions de tonnes de poissons qui représentait un maxima de quotas de pêche réalisés dans tous les océans du monde. Un véritable hold-up de la faune marine. Chacun s’est « démerdé », au pur sens du terme dans son coin en allant pécher toujours plus loin au large sans concertation. La catastrophe est donc prévue à court terme, j’allais dire programmée Nicolas Hulot nous en a de nombreuses fois alerté. Pour rappel ; — « La pêche minotière pose de gros problèmes. Ce sont des filets dérivants de plus de cent vingt kilomètres de longueur, qui ramassent tout ce qui est vivant pour en faire de la farine, destinée notamment à la pisciculture. Or, pour élever un kilo de poissons, il faut broyer jusqu’à sept kilos

de poissons sauvages pour en faire de l’aliment. Doit-on continuer ainsi ? » A croire que les pécheurs font ce qu’ils veulent là ou ils veulent quand ils le veulent. Quand on connaît l’encadrement qui existe, administratif, financier, humain, dans certaines corporations professionnelles, on se de-mande pourquoi d’autres professions semblent faire ce qu’elles veulent en toute anarchie I Il est vrai que les éten-dues de mers sont immenses à l’échelle de l’homme.
— « Tu es bien pessimiste ! Nous allons palier à ce manque par la production d’élevage de poisson comme cela existe déjà pour le marché du saumon afin de répon-dre au marché des fêtes de fin d’année. » me lance un industriel. — « Je pense que tu n’as pas dû regarder ce que repré-sente réellement la production mondiale de poissons en élevage ; c’est dérisoire par rapport aux besoins des mar-chés. — Je crois que cela ne dépasse pas cinq pour cent de la production mondiale ! »
Le problème de la production des produits de la mer se cumule également avec d’autres changements de compor-tements. Si nous analysons les ventes, aujourd’hui l’ancien pois-sonnier vend moins de poisson frais car les mères de famille modernes ne cuisinent plus comme leurs mères, devenues grand-mères. On achète plus facilement du filet pour réaliser des plats simples à cuisiner. Sans compter que le poisson frais devient d’autant plus cher qu’il se raréfie. L’ensemble des médias prônent une alimentation plus variée, incluant tous les produits venant de la mer. Pourtant dans les chaumières, la multiplicité des activi-tés restreint le temps passé à la cuisine d’abord et ensuite à

table. Confirmation que les consommations changent. Sa rareté fait que le poisson demain deviendra un produit de luxe. Tous ces écrits sans prendre en compte la marée noire du mai 2010 en Floride. Un véritable désastre écologique, et économique ! Le moins toujours le moins !
Ce triple problème sur le marché du poisson reste un micro-exemple de la complexité de notre évolution en sachant que c’est tout le devenir de la société qui se mé-tamorphose. Nous aurons beau faire de magnifiques discours le monde de la pèche reste prisonnier de ses res-sources. Il est heureux de voir que Nicolas Hulot une fois de plus, c’est lancé dans la croisade de l’écologie. La preuve par huit, son futur film qui sera vu par plusieurs millions de personnes dans le monde. Une « Alerte Générale ! » Dans ce monde capitalistique, ou tout passe par le pouvoir de l’argent. Hier en plein mois de mai, à la télévision, l’information donne le compte à rebours dans le plus grand anonymat ; dans quarante ans, si nous continuons ainsi, faisant réfé-rence à la catastrophe de la plateforme pétrolière du golf du Mexique, il n’y aura sûrement plus de poissons dans les mers. La tendance s’affirme.

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